Méli-Mélo

Une explosion de couleurs
Alix Fortin-Muquet, artiste peintre

Par HeleneCaroline Fournier

L’exposition « Méli-Mélo » est présentée à la Maison des Arts et Culture de L’Ancienne-Lorette, située au 1268 rue Saint-Paul à L’Ancienne-Lorette jusqu’au 31 mai 2009. C’est une exposition dans laquelle Alix Fortin-Muquet propose des oeuvres très personnelles, très colorées et très rythmées, racontant chacune une histoire, parfois symbolique, parfois plus personnelle, mais toujours dans la vivacité des couleurs propres à cette artiste de L’Ancienne-Lorette (Québec-Canada).

Alix Fortin-Muquet place en tête de ses artistes préférés des femmes comme l’Italienne Leonor Fini, « à cause du mystère de ses œuvres », la Mexicaine Frida Kahlo qui a joué un rôle important pour le mouvement artistique mexicain de son époque, dont les autoportraits reflètent les tortures de son corps et la surréaliste Remedios Varo, une artiste espagnole réfugiée avec l’écrivain surréaliste Benjamin Péret au Mexique, où elle a poursuivi sa carrière « en nous faisant entrevoir la relation entre le monde quotidien et ce qu’il y a derrière les apparences ».

Après avoir longtemps travaillé en autodidacte, Alix Fortin-Muquet a fréquenté des ateliers de peinture, de gravure, de modèle vivant, de décoration, de céramique, d’où elle a su tirer un enseignement pertinent et dans lesquels elle a appris des techniques stimulantes qu’elle a ensuite mises en pratique dans sa propre évolution artistique. Ses débuts, en 1964, se sont faits à l’huile et, depuis les années 1980, elle travaille à l’acrylique. Elle a également animé plusieurs ateliers et dispensé de l’enseignement à d’autres artistes. Sa démarche personnelle varie selon les courants d’émotions ou d’intuitions qui rythment son quotidien. Il n’est donc pas rare de découvrir des œuvres remplies de symbolisme ésotérique et des œuvres plus liées à la nature et à la vie dont elle tire une grande source d’inspiration.

« Certains de ses tableaux proposent également un parfum d’exotisme en mettant en vedette les robes fortement rythmées de zèbres, des œuvres sur fond de forêt tropicale où se dresse le buste d’une fille aussi nue, noire et sauvage que les panthères qui lui tiennent compagnie dans quelque mystérieux rituel. Ailleurs, on découvre un visage énigmatique d’une jeune fille coiffée d’une grappe de raisins, de poires et autres fruits, à côté d’une branche fleurie sous laquelle l’artiste a écrit le mot « pommier ». » (extrait du livre: Le Pluralisme dans l’art au Québec de Guy Robert).

Ses fonds utilisent l’ombre et la lumière, la sobriété et l’abondance, jouant au passage avec la sensualité des textures. Ses œuvres sont originales et fantaisistes. La relation entre nature, animaux et humains prend, sous le pinceau de cette artiste, une dimension imaginaire, naïve et primitive, qui se dégage tout naturellement de son travail qui porte en lui une histoire née des tréfonds de l’âme humaine.

Elle s’est vu décerner une « Mention d’honneur » du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec en 1996 et une « Grande distinction » au gala international des arts visuels du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec (APSQ) en 1997. Elle fait partie de l’Association des Arts et de la Culture de L’Ancienne-Lorette (AACAL) ainsi que du Collectif International d’Artistes ArtZoom (CIAAZ) en tant qu’artiste professionnelle.

Tiré du Journal de L’Ancienne-Lorette et repris dans la revue L’ArtZoomeur (Dossier: Critiques d’art) vol. 1

2016-11-30T04:02:43-04:00

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