Marie-Françoise Sztuka. Portrait de l’artiste

Oeuvre de Marie-Françoise Sztuka

Oeuvre de Marie-Françoise Sztuka

Marie-Françoise Sztuka est née en 1943 en Meurthe-et-Moselle (France). Dès son enfance, le talent pour le dessin est très présent, au point de se démarquer. En 1956, alors âgée de 13 ans, elle obtient son tout premier prix en peinture lors d’un concours dans une revue d’enfant. Issue d’une famille qui s’intéresse à l’art et à l’histoire de l’art, le terreau est favorable pour le développement artistique de l’enfant qu’elle est alors; sa mère et sa grand-mère peignent. Quant à son arrière-grand-père maternel, avocat au tribunal de Montmédy, il a une passion pour la sculpture sur bois. Il fait les encadrements pour les femmes peintres de la famille.

Dès ses études au Lycée Jeanne d’Arc à Nancy, elle découvre les musées et l’Art Nouveau qui est partout présent dans la ville. Son professeur de peinture, qui est également professeur à l’École des beaux-arts de Nancy, va même jusqu’à convoquer ses parents pour l’orienter vers des études à l’École des beaux-arts. Marie-Françoise, ayant toujours désiré devenir médecin, s’oriente plutôt vers les sciences. Pendant ses études de médecine, l’art est continuellement sur son chemin. L’anatomie humaine est une matière qui peut également servir dans le domaine des arts. Ses recherches en embryologie lui révèlent au microscope des oeuvres abstraites. Après avoir fait une carrière médicale bien chargée, Marie-Françoise retourne finalement vers cette passion de la peinture qui ne l’avait jamais quittée. Grâce à son mari, elle se remet donc à la peinture en atelier, par pur plaisir de l’art, jusqu’au jour où des amis la persuadent d’exposer ses oeuvres. Une amie la pousse à exposer dans une église où un événement artistique a lieu, d’autres la présente à un directeur d’une galerie en Belgique. C’est ainsi qu’elle débute sa deuxième carrière professionnelle dans les années 1980.

Elle se perfectionne dans la technique du pastel avec Franco Favaro et, principalement, en peinture à l’huile, dans l’atelier de l’artiste anglais Brett Rhodes-Neal, à Vence, lui-même ancien élève de David Hockney et de Francis Bacon. Elle suit plusieurs stages thématiques organisés par des artistes français (Rogine Doré, Denis Rival, Ben-Ami Koller, etc.), notamment à Durtal (Maine-et-Loire) et à Metz (Moselle).

Pour Marie-Françoise Sztuka, il y a toujours des techniques à découvrir et des sujets à explorer. Incapable de faire toujours la même chose, elle développe plusieurs thématiques. Passionnée par Venise et son carnaval, elle y puise son inspiration pour ses premières oeuvres. Elle réalise ensuite sur le motif au pastel et à l’huile, des paysages de la Lorraine et de la Provence, des natures mortes, etc. Son style passe tranquillement au Cubisme puis au Fauvisme. Le figuratif laisse place aussi à l’abstrait avec des effets de matière. L’évolution se poursuit et son style s’affine au fil du temps qui passe.

A partir de 2006, elle obtient des prix et distinctions pour son travail, notamment le Prix Jules-Bastien-Lepage en 2010, le Prix France/Europe en 2012, etc. En 2007, elle devient membre professionnelle du Collectif International d’artistes Art Zoom (CIAAZ) avec qui elle expose dès 2009 au Canada. Au cours de sa carrière, elle expose en France, en Belgique, au Luxembourg et au Canada. L’une de ses oeuvres se trouve dans la collection permanente du Musée international de la bière à Stenay (France).

Après avoir participé à maintes expositions internationales, après avoir fondé l’Association régionale artistique médecins, infirmiers et soignants (ARAMIS), et après avoir animé plusieurs ateliers de peinture, Marie-Françoise se met en retrait des groupes d’artistes pour se reconcentrer sur sa peinture. En 2017, elle quitte sa Lorraine natale pour s’installer définitivement à Vence dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Oeuvre de Marie-Françoise Sztuka

Oeuvre de Marie-Françoise Sztuka

Oeuvre de Marie-Françoise Sztuka

Oeuvre de Marie-Françoise Sztuka

Ses principales influences artistiques lui viennent de Nicolas de Staël, Serge Poliakoff et le mouvement allemand Der Blaue Reiter. Depuis toujours, elle est fascinée par le Fauvisme ainsi que par l’expressionnisme allemand. L’artiste aime la couleur pure, sauf exception faite, le noir, qu’elle va créer à partir d’autres couleurs.

Son évolution d’un médium à l’autre s’est effectuée selon la situation du moment. En atelier, elle utilise l’huile et l’acrylique, lors de ses voyages, elle utilise plutôt des carnets de croquis qu’elle remplit aux feutres (marqueurs) et aux crayons aquarellables. Pour les oeuvres effectuées sur le motif, elle utilise le pastel sec.

« J’ai maintenant la chance d’habiter dans le Sud de la France où il y a une belle lumière qui a d’ailleurs aussi séduit de nombreux peintres ».

En extérieur pour elle, tout peut être sujet à un tableau. Si l’artiste change souvent de technique, c’est avec le désir d’évoluer dans sa pratique artistique. Elle utilise aussi les papiers collés, le pouring et n’hésite pas à mélanger les médiums pour trouver de meilleurs effets.

Remplir ses carnets de voyage est un plaisir personnel, quasi intime. Grâce à eux, elle revit ses rencontres inoubliables. Népal, Sultanat d’Oman, Équateur, Colombie, États-Unis, etc. peu importe le pays ou le continent, se poser quelque part pour quelques instants permet de faire plus facilement des rencontres.

« Je n’ai aucune vision de mes créations. Elles me font rêver. Si, au hasard de mes expositions, elles font rêver les personnes que je rencontre, cela me réjouit de leur apporter un peu de soleil dans un ciel souvent gris ».

Sa production annuelle varie et est difficile à estimer. Cela dépend en partie de sa motivation telle qu’une exposition prévue pour l’année suivante. En général, plusieurs toiles sont commencées et s’achèvent au rythme de la vie. Le pastel réalisé sur le motif est, quant à lui, souvent terminé en une seule journée.

Il n’y a donc pas de période plus productive qu’une autre pendant l’année. Elle peint en atelier et en extérieur, selon la saison. Ses formats de prédilection sont les 73 x 100 cm (en format paysage). Bien que l’artiste se limite, pour des raisons pratiques liées au transport, elle aime les grands formats.

C’est ainsi qu’un petit coin de la maison transformé en atelier ou le grand air est son lieu de travail. C’est là que ses outils prennent vie et où ses rêves se matérialisent à travers la création sous la lumière exceptionnelle de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

SUR INTERNET

voir son dossier d’artiste

2020-08-16T13:18:40+00:00

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