Isabelle Leblanc persiste et signe avec "Voyages"

Par HeleneCaroline Fournier

Isabelle Leblanc est une Lorettaine très impliquée au sein de la communauté artistique, notamment à la Maison des arts et de la culture de L’Ancienne-Lorette où elle occupe la fonction de coordonnatrice. Cette artiste multidisciplinaire qui est également photographe professionnelle possède « Blanc Communications Édition », une compagnie qui lui permet de jongler avec ses trois passions: le graphisme, la peinture et la photographie. Après une enfance passée à Baie-Comeau, elle revient dans la Capitale-Nationale pour y faire des études en technique de mode féminine au Campus Notre-Dame-de-Foy, un Baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval et un stage à l’école professionnelle d’arts et d’architecture de Paris en France. Par la suite, elle expérimente et cherche sa voie; voie qui s’imposera d’elle-même en 2008 avec des expositions personnelles et collectives.

L’exposition « Voyages » se présente sous le signe de l’éclat; l’éclat du blanc, d’une part, qu’on retrouve très souvent dans ses oeuvres et, d’autre part, l’éclat du doré. Ce ballet de brillance immaculée rythme agréablement l’exposition qu’on peut visiter à la Bibliothèque Marie-Victorin, située au 1635 rue Notre-Dame et à l’Hôtel de Ville, situé 1575 rue Turmel; deux établissements de L’Ancienne-Lorette en banlieue de Québec (Canada). L’exposition qui nous fait voyager dans le temps et dans les souvenirs présente une grande variété d’oeuvres, allant de la plus petite (7,5 x 12,5 cm) à la plus grande (90 x 90 cm). Les prix sont très abordables et débutent à 45 $ (30 Euros) pour les « Mini Leblanc » jusqu’à 1440 $ (960 Euros) pour « Marins sur mer » qui est sans doute la pièce la plus imposante qu’on peut admirer à la Bibliothèque Marie-Victorin.

L’utilisation de l’or et d’éclats brillants dans la peinture assure un mariage intéressant avec des couleurs qui rehaussent majestueusement le caractère précieux qu’on découvre dans chacune de ses oeuvres. L’or et le pourpre du « Crépuscule d’hiver », l’or et le bleu de « Sur la Côte Normande », l’or et les tons de terre de « Beautiful Day » ne sont là que quelques oeuvres citées au passage. Ces paysages portent en eux un graphisme linéaire horizontal et rappellent à l’artiste ses voyages de la Gaspésie à la Normandie. Les oeuvres changent de couleurs au gré de la lumière du jour couvrant ainsi une gamme impressionnante de tons chatoyants. Leur éclat rayonne au soleil avec l’utilisation de ce doré et de cette brillance contenue dans le médium utilisé. L’oeil apprécie le jeu de texture et l’équilibre entre les masses.

« Ils brillent comme le soleil d’été qui éblouit sur l’eau du lac. Ils sont dorés comme des petits trésors enfouis au creux de nos mains. Ils sont brillants comme les bijoux qu’on portent fièrement un soir de fête » dit-elle en parlant de ses oeuvres qui sont effectivement de petits bijoux qu’il faut admirer à tout prix.

« L’important n’est pas ce que l’on regarde mais ce que l’on voit ».

Article tiré de la revue L’ArtZoomeur (Dossier: Critiques d’art) vol. 1

2016-11-30T04:02:42-04:00

Archives