Des expositions à voir à Caraquet, capitale de l’Acadie

La chronique thématique « Les pérégrinations d’HeleneCaroline » se poursuit avec des expositions à voir à Caraquet au Nouveau-Brunswick.

L’Acadie est connue pour être riche en terme de diversité d’artistes. Leur rayonnement est vaste, autant pour la littérature, la chanson, la musique que pour les arts visuels. De passage dans la Péninsule acadienne, je suis allée voir des artistes qui risquent de rayonner de plus en plus dans les prochaines années. Tout d’abord, mes pieds m’ont menée à l’exposition en cours au centre culturel de Caraquet où est située la Galerie d’art Bernard-Jean. L’artiste multidisciplinaire Sylvie Pilotte y présentait son exposition « La Vivace ». Le vernissage avait lieu le 20 septembre. L’exposition est présentée jusqu’au 9 novembre.

L’artiste originaire du Québec réside maintenant à Dalhousie, dans le nord du Nouveau-Brunswick. Elle est récipiendaire de bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts du Nouveau-Brunswick. En 2017, on la retrouve dans un séminaire artistique au Banff Centre for Art and Creativity et, en 2018, à la résidence de création L’air du temps sur la Péninsule acadienne. Dans son exposition, elle présente les oeuvres résultant de sa résidence à Caraquet qui eut lieu en octobre 2018, organisée par le Centre d’artistes La Constellation bleue – Galerie Bernard-Jean.

Sa démarche artistique s’articule autour de l’observation de son environnement et de ses moeurs, dans le but d’en comprendre leur valeur et leur raison d’être.

« Privilégiant une esthétique anarchique, je cherche à contrecarrer la norme en place par des représentations informes que je crée à l’aide d’agencements insolites de découpures qui me servent de matériau ».

A travers le collage, l’artiste réduit des images en plusieurs fragments qu’elle sélectionne pour leur potentiel suggestif. Par le biais d’un détournement de l’image, elle crée des oeuvres qui remettent en question les valeurs touchant notre mode de vie.

Il ne fallait pas manquer les 142 photographies du photographe Yvon Cormier. Son exposition intitulée « Le plus long village au monde » est également présentée au centre culturel de Caraquet. Membre d’une grande famille de Caraquet, le photographe a fait des études universitaires en administration à l’Université de Moncton en 1974.

Pendant de nombreuses années, parallèlement à ses emplois, il poursuit une double passion: la photographie et l’architecture. De la pellicule au numérique, le photographe enrichit son regard sur le monde qui l’entoure. « Quand on voit beaucoup de photos, on remarque des choses que la plupart des gens distinguent à peine », avoue Yvon Cormier. Dans cette exposition, il met en lumière ses deux passions par des images d’antan de Caraquet avec un judicieux choix de composition. Précieux moments d’une époque pas si lointaine, cette exposition nous fait découvrir le Caraquet d’hier et de ses nombreuses transformations à travers le temps. Ce sont de petits moments d’éternité figés dans des oeuvres en noir et blanc qui rappellent « les belles années » de la capitale de l’Acadie.

En sortant du centre culturel de Caraquet, il faut s’arrêter aux Grains de folie, à côté de la Librairie Pélagie, où il y a une galerie d’art. C’est l’artiste Isabelle Dolores Gagnon qui y expose 9 de ses oeuvres. L’artiste originaire de Four Roads, sur le bord de la mer, a toujours été passionnée par les arts. A l’âge de 14 ans, elle suit des cours de peinture à l’huile au Camp Musical de Shippagan et c’est véritablement un coup de foudre avec ce médium. Fascinée par la peinture, elle va découvrir de grands artistes qui vont l’influencer dans sa pratique.

Avec l’expérimentation, elle va trouver son sujet de prédilection: la femme. Son parcours professionnel est multidisciplinaire et touche plusieurs domaines. Elle décrit son style comme « fantaisiste » avec une touche moderne surréaliste. L’art et la culture sont des choses qui lui tiennent particulièrement à coeur depuis toujours. Pour l’artiste, l’imagination est vitale. C’est un monde invisible qui représente la pure puissance de l’âme par la création.

Elle est en exposition aux Grains de folie jusqu’au 31 octobre 2019.

Plusieurs expositions ont lieu aux Grains de folie pendant l’année. Les expositions ont une durée d’environ 2 mois. Il faut donc y aller régulièrement pour ne rien manquer.

Osez la découverte, sortez des sentiers battus. Il y a des artistes partout qui ne demandent qu’à vous étonner par leur talent. La chronique « Les pérégrinations d’HeleneCaroline » a été créée en ce sens.

Crédit photo: HeleneCaroline Fournier

2019-10-03T19:13:57+00:00

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