Alchimie cachée des confessions amoureuses

D u 2 au 28 février 2010, « La poésie d’amour » s’affiche et s’expose à la Maison des arts et de la culture, située au 1268 rue Saint-Paul à L’Ancienne-Lorette.

Lors du vernissage qui se tenait le samedi 6 février, près de cent personnes ont pu découvrir de la poésie romantique, écrite par des auteurs classiques tels que Emile Nelligan, Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Victor Hugo, etc. et par quatre poétesses contemporaines : Hélène Blanchet, HeleneCaroline Fournier, Elisabeth Painchaud et Valérie Allard.

Les auteurs ont été jumelés à vingt-et-un peintres dont deux de France, Bernard Hild et Yves Robert, qui devaient créer une œuvre directement inspirée par la poésie qui leur avait été attribuée.

C’est donc dans ce concept original que la Lorettaine Valérie Allard a composé une poésie en mémoire de Kevin Duquet, décédé le 6 décembre 2009 au Terminus d’autobus Les Saules à Québec, qui a été illustré en peinture par Yan Pigeon également de L’Ancienne-Lorette.

Un mariage bien orchestré avant la Saint-Valentin pour les plumes et les pinceaux participants à cette exposition collective sur la poésie d’amour qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour faire de ce mois le plus court, un moment mémorable sous le signe du romantisme. Le public a ainsi tous les ingrédients en main pour faire de son passage une expérience inédite. La recette est simple : quelques lignes poétiques, une œuvre d’un artiste et l’alchimie peut opérer. C’est à la croisée des Lettres et de l’image que l’ébullition s’installe, laissant une douce chaleur à l’âme, comme le plus beau des dépaysements au cœur de l’hiver.

France Lacroix et Lyne Lafontaine

Le public peut également voter pour l’auteur et le peintre « coup de cœur » sur place. Un livret est proposé aux visiteurs qui ont tout le loisir de comparer poésie et peinture et d’en apprécier toutes les subtilités.

Les participants, auteurs et peintres confondus, HeleneCaroline Fournier, LO, Hélène Blanchet, Anik Lachance, Diane Paré, Louise Durand-Caron, Hélène Arteau, Patricia Cloutier, Elisabeth Painchaud, Xiang Dominguez, Ingrid Pigeon, Yan Pigeon, France Lacroix, Bernard Hild, Yves Pigeon, France Fournel, Valérie Allard, Isabelle Leblanc, Yvon Drouin, Chantal Brunelle, Yves Robert, Isabelle Lemelin, Micheline Pruneau, Manon Martel et Lyne Lafontaine, se partagent la vedette au rez-de-chaussée jusqu’au 28 février, tandis qu’à l’étage, la Maison reçoit l’artiste de Québec Lynda Ritchie qui expose son installation « Intimement paravent » jusqu’au 24 avril 2010.

Lynda Ritchie, artiste multidisciplinaire

Lynda Ritchie recrée, avec l’installation des paravents, un lieu intime et propice à l’introspection. L’intégration de chaises invite le spectateur à s’asseoir, à prendre place, au cœur même de l’œuvre présentée qui devient tour à tour refuge et isoloir où l’on peut se mettre à nu, s’isoler, se questionner, s’abriter, se parler, se soustraire aux regards indiscrets pour mieux se définir ou tout simplement pour méditer. Ces paravents sont tantôt le reflet de nos états d’âme, tantôt le reflet de nos tendances de voyeurisme refoulé qui font surface. Cette installation très originale qui a un caractère tout particulièrement poétique est la continuité de son propre travail de sculpture. Elle exploite aujourd’hui de vieilles portes récupérées qui portent en elles leur propre histoire d’amour.

Ces deux expositions se déroulent actuellement à la Maison des arts et de la culture, située au 1268 rue Saint-Paul, à L’Ancienne-Lorette. Heures d’ouverture : du mardi au dimanche, de 13h à 17h

Oeuvre de Yan Pigeon (Ci-dessus)

Sans titre (poésie de Valérie Allard)

Aux coeurs désséchés.
Aux âmes envolées,
A la paix déchirrée,
Aux esprits enfermés,
Aux rêves oubliés,
A la vie déracinée,

Espoir.

Aux coeurs je redonne l’amour,
Aux âmes je redonne la vie,
A la paix je donne le monde,
Aux esprits je redonne la liberté,
Aux rêves je donne le bonheur,
A la vie je redonne tout.

La vie tient au bonheur,
Le bonheur tient à la volonté,
L’amour marque les souvenirs,
Les souvenirs des uns font revivre les autres,
Ailleurs.

Il est temps d’aimer maintenant
Ceux qui chériront notre mémoire,
Et d’honorer ceux qui nous ont aimés
Tendrement, sensiblement, chaleureusement,
Avant.

Article qui sera publié dans L’ArtZoomeur (Dossier: Critiques d’art) vol. 2

2016-11-30T04:02:41-04:00

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