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Expos à voir au Musée des beaux-arts de Sherbrooke

Trois expositions à voir au Musée des beaux-arts de Sherbrooke

Luminosité et opacité: les sculptures de David James

Pour souligner ses 35 ans, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke (MBAS) présente « Luminosité et opacité. Les sculptures de David James ». Il s’agit de la toute première exposition dédiée à un sculpteur de verre. Plus de 30 oeuvres, dont 3 monumentales en granit et acier inoxydable, sont présentées pour l’occasion.

Les oeuvres en verre moulé de David James sont réalisées selon le procédé de la cire perdue. Elles sont complexes et énigmatiques, captant l’attention et suscitant l’admiration du premier regard. Ce sont des pièces d’exception empreintes de mystère et de poésie; un travail de minutie qui évoque émotions et sensualité. Tantôt transparentes, tantôt opaques, elles jouent sur la dualité force-fragilité, densité-légèreté. Tandis que ses oeuvres monumentales intriguent et séduisent avec leur surface réfléchissante.

L’artiste originaire de Deep River en Ontario, ayant vécu dans les Cantons-de-l’Est, a suivi plusieurs formations en Europe, notamment en Allemagne, en Angleterre et en Suède. Il expose en Amérique du Nord et à l’étranger depuis le début des années 2000. Ses oeuvres font partie, aujourd’hui, de plusieurs collections muséales et institutionnelles canadiennes, dont celles du Musée des beaux-arts de Montréal, de la Canadian Clay and Glass Gallery, de la Trent University, etc.

L’exposition est présentée jusqu’au 9 octobre 2017.

Dialogues: la collection de photographies de Luc LaRochelle

Le MBAS présente également l’exposition « Dialogues. La Collection de photographies Luc LaRochelle ». Il s’agit d’une exposition d’une soixantaine d’oeuvres datant de 1885 à 2016 de quarante artistes canadiens (dont une douzaine québécois) et de photographes étrangers très connus, tels qu’Edward Steichen, Robert Mapplethorpe, Wilmar Koenig – pour n’en nommer que quelques-uns.

Cette exposition combine archives historiques et oeuvres plus récentes. L’ensemble est présenté en trois parties distinctes abordant les thèmes du portrait, du paysage, de la banalité et théâtralité. Un parcours qui retrace la variété de la pratique photographique passée et contemporaine.

Ressemblances et dissemblances émergent de ces dialogues entre les thèmes abordés, entre le passé et le présent, entre les regards portés sur notre monde.

Passionné par l’histoire mondiale de la photographie, Luc LaRochelle a développé une collection représentative des grandes tendances qui ont marqué la pratique, née au cours de la première moitié du XIXe siècle, fruits de plusieurs avancées dans le domaine des sciences et des techniques. Ressemblances et dissemblances émergent de ces dialogues entre les thèmes abordés, entre le passé et le présent, entre les regards portés sur notre monde.

L’exposition est présentée jusqu’au 15 octobre 2017.

Paru originellement sur le HuffPost Québec, le 20 juillet 2017

Espaces & paysages

« Espaces & Paysages » est une exposition permanente de la collection du Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Elle aborde la tradition paysagiste dans un regroupement inédit de paysages d’époques dans des styles différents. De la tradition vers la modernité est représentée, entre autres, par des artistes tels que Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté, Marc-Aurèle Fortin, Ozias Leduc, Adrien Hébert, etc. L’espace naïf présente des artistes tels qu’Arthur Villeneuve, Yvon Daigle, Miyuki Tanobe, etc. Dans l’espace de l’art contemporain, on retrouve des noms tels que Jean McEwen, Frère Jérôme, Jean-Paul Riopelle, Alfred Pellan, etc. Finalement, un espace est dédié à l’un des plus illustres artistes des Cantons-de-l’Est, Frederick Simpson Coburn.

L’Espace Frederick Simpson Coburn a ainsi été élaboré autour d’une sélection diversifiée de paysages permettant d’explorer une facette parmi les plus riches de la production de cet artiste. Les nombreuses oeuvres sur toile et sur panneau, ainsi que les esquisses, les dessins et les pochades, tous tirés de la collection du Musée, permettent de retracer l’itinéraire de cet artiste qui a partagé sa vie et son oeuvre entre l’Europe et les Cantons-de-l’Est – sa région natale et sa principale source d’inspiration. Encouragé par le peintre Maurice Cullen, Frederick Simpson Coburn a entrepris à son tour de peindre l’hiver canadien. Ses oeuvres plus tardives, profondément inspirées des paysages des Cantons-de-l’Est, baignent dans une lumière naturelle qui contraste avec la palette sombre, issue d’une influence européenne. Grand virtuose de la lumière, l’artiste est reconnu comme l’un des meilleurs peintres de paysages canadiens, représentant des scènes dans lesquelles des chevaux tirent traîneaux et carrioles à travers des paysages boisés, enneigés, ou encore sur des routes de campagnes ensoleillées.

Le MBAS profite de la présentation de cette exposition pour souligner ainsi la splendeur de l’une des richesses artistiques patrimoniales canadiennes. En effet, la représentation du paysage est une tradition de longue date. Elle a eu ses époques de prédilection et de grandeur. En d’autres époques, le genre a été considéré comme mineur, du temps où le paysage ne constituait qu’un fond devant lequel agissaient les personnages, un décor sur lequel le peintre révélait une anecdote ou un évènement. Le paysage, en tant que genre « autonome », avec ses jeux de lumière, ses tensions, l’équilibre de ses éléments, a exprimé des liens forts avec la nature.

Marqués par une région, un endroit privilégié où l’inspiration les a en quelque sorte possédés, certains artistes canadiens nous ont révélé la variété du paysage québécois en exploitant ses particularités régionales.

Marqués par une région, un endroit privilégié où l’inspiration les a en quelque sorte possédés, certains artistes canadiens nous ont révélé la variété du paysage québécois en exploitant ses particularités régionales. On pense alors à Aaron Allan Edson et ses vues grandioses des Cantons-de-l’Est ou à Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté rêvant de son Arthabaska natal. Ces artistes peintres ont puisé en la nature une source d’inspiration et ont su donner aux panoramas du Québec une spécificité incomparable.

« Espaces & Paysages » est une exposition permanente qui, depuis l’été 2010, est également disponible en LSQ (langue des signes québécoise).

Trois expositions à voir au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, situé au 241 rue Dufferin, au Centre-Ville de Sherbrooke.

Pour les détails: www.mbas.qc.ca

2017-07-23T18:39:03+00:00