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A la découverte de l’atelier de UGA, instigatrice du Ugaïsme

Cet article s’inscrit dans un projet de grande envergure qui s’appelle “Projet Inst’Art Ateliers” qui propose au public de deux continents différents la visite sur rendez-vous d’ateliers d’artistes. Débuté en 2014, ce projet a été présenté mensuellement sur Info-Culture et s’est poursuivi en 2015 et en 2016.  Cette initiative est celle d’HeleneCaroline Fournier. Tous les ateliers des artistes sont répertoriés sur le site Répertoire des Ateliers.

A la découverte de l’atelier de UGA, instigatrice du Ugaïsme

UGA s’intéresse au dessin et à la peinture depuis sa jeunesse. Afin de satisfaire son désir de peindre, elle s’initie à l’art visuel. Au cours de sa carrière en administration, elle s’est donc inscrite à de nombreux cours et stages en peinture (huile et acrylique) et en aquarelle. Elle a notamment fait du portrait à partir de modèle vivant. Puis, ayant le goût d’aller plus loin, elle a suivi des cours en histoire de l’art occidental à l’Université Laval (Québec). Au cours de son cheminement, elle a exposé dans plusieurs pays d’Europe et son travail a été primé pour leur originalité et leur valeur esthétique dès 2006. UGA suit occasionnellement des ateliers de développement et de perfectionnement. En 2009, lors d’une exposition, on découvre sa technique particulière. C’est la naissance d’un mouvement qui prend le nom de «ugaïsme»; un mouvement dérivé du pointillisme, dans la grande famille des semi-figuratifs. On écrira que «ce mouvement aborde des personnages selon l’instinct du moment présent caractérisé par une interprétation libre de la réalité non imitative dans une signature tout à fait personnelle et distinctive de ce qui se fait actuellement au Québec en art contemporain». En 2012, une distinction lui a été remise par une agence d’artistes et galerie d’art internationale pour le mouvement portant son nom. En 2014, le «néo-ugaïsme» naissait avec une variante du «ugaïsme» originel.

Je suis peut-être un peintre qui fait de l’automatisme. Il est certain que je n’aime pas peindre deux tableaux semblables et j’aime changer de style pour voir ce qui émanera de ma gestuelle et de mes techniques, lorsque je crée. J’ai toujours hâte de voir le résultat. – UGA

Atelier de UGA

L’atelier de UGA se trouve chez elle. C’est une pièce de son appartement aménagée confortablement qui fait bureau, atelier et galerie à la fois. L’espace, relativement restreint, lui impose de peindre des formats petits à moyennement grands; «vu le manque d’espace pour les ranger» une fois les œuvres réalisées. L’artiste avoue néanmoins qu’il est plus facile pour elle de créer sur des toiles de grande dimension: «la manipulation de la gestuelle étant moins restrictive» sur les formats de plus de 30 pouces de côté. Dans le cas de UGA, l’environnement de travail influence beaucoup sa création. Il lui faut du calme pour créer. Son atelier est donc un lieu de silence. Le manque d’espace a également une influence directe sur sa créativité: «Je peins plus facilement lorsque je ne suis pas coincée dans un espace restreint». L’artiste aime avoir du temps devant elle pour peindre et ne pas être obligée de cesser la peinture pour une autre activité, comme faire les repas, par exemple. La liberté de cesser de peindre, lorsqu’elle le juge nécessaire, est un élément primordial dans son métier d’artiste. Elle vit mieux quand il n’y a pas de contrainte d’espace ni de temps. La lumière a une incidence sur sa peinture. Elle peint en lumière naturelle, près d’une fenêtre, idéalement par temps clair. La lumière n’influence pas ses couleurs qui sont préparées d’avance, mais lorsque la lumière du jour est parfaite, l’artiste va entreprendre son tableau en s’assurant de la justesse des couleurs désirées. Par temps moins clair, elle vérifiera et/ou modifiera certains éléments sur une œuvre en devenir. La juste vision des détails et des couleurs doit être faite à la lumière naturelle du jour.

Avec le poids des années de l’expérience, l’artiste a acquis la certitude que c’est la grandeur de la toile qui influence le mouvement, plutôt que l’espace en atelier. Comme dit le dicton : «Plus on en a grand, plus on s’étend». Selon UGA, une grande dimension de toile crée plus de liberté dans la gestuelle et les mouvements y sont plus spontanés, mais on peut également créer sur de petits formats.

Atelier de UGA

Le lieu de travail de UGA est un lieu qui l’inspire, tranquille et paisible, à son image. Elle y travaille dans une tenue vestimentaire confortable qu’elle n’aura pas peur de salir en cas d’accident. Elle ne peut créer devant un public, lors d’un symposium, à cause du matériel nécessaire, notamment du mortier qu’elle utilise pour faire ses fonds texturés. Les rares fois qu’elle a peint devant un public, lors de symposiums de peinture, elle travaillait sur des toiles de petits formats, déjà préparées en atelier. Pour l’artiste, la création est un acte fondamentalement solitaire. Il lui arrive néanmoins de créer lors d’un atelier libre ou dirigé, mais l’atmosphère est différente.

La peinture est pour UGA une passion, un moyen d’expression personnelle, de désir de réussite… donc d’un défi à relever. L’artiste de Québec, instigatrice du mouvement «ugaïsme », utilise la peinture comme une avenue de découvertes. «La création et ma liberté d’expression sont pour moi un leitmotiv et l’essence de ma créativité».

L’atelier de UGA est ouvert au public sur rendez-vous, il est situé au 6855, avenue Isaac-Bédard à Québec (Québec). Le public intéressé à visiter son atelier peut la contacter. Des photos de l’atelier de UGA sont également disponibles sur Instagram et Flickr. Sur Instagram, les curieux, amateurs d’art et collectionneurs peuvent suivre le hashtag #uga pour avoir accès à d’autres photos régulièrement diffusées sur ce réseau social.

2016-11-30T04:02:35+00:00